Snes et FCPE : Robien “doit renoncer à la note de vie scolaire” - dépêche Voilà - 4 décembre
Le principal syndicat du second degré, le Snes-FSU et la plus grosse fédération de parents, la FCPE, ont demandé dans un communiqué commun dimanche au ministre de l’Education Gilles de Robien de “renoncer à la note de vie scolaire” à l’approche des conseils de classe.
La note de vie scolaire, prévue dans la loi Fillon sur l’Ecole, “mesure l’assiduité de l’élève, son respect du règlement intérieur” et “prend en compte sa participation à la vie de l’établissement”, selon un décret du 12 mai 2006.
Prise en compte dans l’obtention du brevet, elle suscite depuis son lancement de très grandes réserves chez les syndicats et au Conseil supérieur de l’Education (CSE), organisme consultatif et représentatif des acteurs de l’enseignement.
“A l’approche des premiers conseils de classe, la confusion règne dans les collèges au sujet de la note de vie scolaire”, selon le communiqué.
Le Snes et la FCPE estiment qu’”en imposant cette note, malgré le rejet quasi unanime de la communauté scolaire, le ministère apporte une mauvaise solution à de vrais problèmes (absentéisme, incivilités) alors qu’existe déjà toute une palette de sanctions disciplinaires”.
“Elle ne peut que s’avérer inefficace pour les élèves les plus en difficulté sur le plan du comportement. Son caractère subjectif risque même de générer dans les collèges des tensions supplémentaires entre les élèves, les enseignants et les familles”, ajoutent les deux organisations.
Le Snes et la FCPE “rappellent au ministre qu’ils ont été dès le départ opposés à cette mesure et lui demandent solennellement, dans l’intérêt de tous, de renoncer au principe même d’une note de vie scolaire”.