CAP FINISTERE - 20 septembre 2006

Thierry Chancerel est président de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’élèves) du Finistère et administrateur national. Il tire un premier bilan de la rentrée 2006.
Cap Finistère : Quel jugement portez-vous sur la rentrée scolaire 2006 ?
Thierry Chancerel : Dans le primaire, huit postes ont Ă©tĂ© créés pour 600 Ă©lèves supplĂ©mentaires. Cela provoque des situations dramatiques dans de nombreuses Ă©coles, comme Ă DinĂ©ault, Sainte-Marine ou Mellac, notamment. Mais comment s’en Ă©tonner ? Lorsqu’un gouvernement dĂ©cide de supprimer 8 000 postes, il est logique que cela se traduise ensuite sur le terrain par des dĂ©gradations des conditions d’Ă©tudes.
Pour les collèges, on peut reconnaĂ®tre que la situation est moins pire que les autres annĂ©es. Cependant, le remplacement de l’heure de vie scolaire, destinĂ©e Ă aider les Ă©lèves en difficultĂ©, par les PPRE (Projets Personnels de RĂ©ussite Ă©ducative) nous laisse sceptiques. Il nous semble que la vraie solution consiste Ă avoir des classes moins surchargĂ©es.
Cap Finistère : Pourquoi la FCPE a-t-elle proposé que les établissements privés soient intégrés dans la carte scolaire ?
Thierry Chancerel : Pour qu’ils aient les mĂŞmes obligations que les Ă©coles publiques. Nous en avons discutĂ© lors de notre Conseil national de rentrĂ©e. La situation actuelle nous convient, mĂŞme s’il faut bien admettre qu’elle peut ĂŞtre dĂ©tournĂ©e et que, dans le Finistère, les rĂ©alitĂ©s sont très diffĂ©rentes d’une ville Ă l’autre. Pour la FCPE, les affectations doivent se faire dans les Ă©coles les plus proches et, ensuite, dans les collèges ou lycĂ©es de rattachement. Une commission dĂ©partementale, dans laquelle siĂ©geraient des reprĂ©sentants de parents d’Ă©lèves, devrait ĂŞtre chargĂ©e d’Ă©tudier les demandes de dĂ©rogation, en toute transparence.
Cap Finistère : Un décret concernant le rôle des parents d’élèves vient d’être publié. Qu’en pensez-vous ?
Thierry Chancerel : Tout d’abord, nous nous fĂ©licitons que le ministre ai revu sa copie : dans son projet du mois de juin, nous avions moins de droits que les collĂ©giens ! Cependant, on est loin du compte. C’est bien que les rĂ©unions d’information soient formalisĂ©es et se dĂ©roulent hors du temps scolaire. Mais nous voulons aller au-delĂ , en obtenant notamment des temps de dĂ©charges, comme pour les dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux.
Cap Finistère : Vous associez-vous au mot d’ordre lancé par les syndicats enseignants pour le 28 septembre ?
Thierry Chancerel : Bien sûr. Et je crois que d’autres initiatives suivront.