Les écoles du Finistère en « zone sinistrée »
Communiqué CDPE29 - 12 décembre 2006
Depuis plusieurs semaines les écoles de notre département subissent douloureusement la pénurie d’enseignants. Les absences, pour maladie ou autres causes, sont de moins en moins compensées.
Depuis fin octobre, les communes de Brest, St-Pol-de-Léon, Plabennec, Le Conquet, Plougonvelin, Plouzané, Châteaulin, Bohars, Plounéour Ménez et bien d’autres encore sont touchées, mais les écoles en difficulté se multiplient. Alors que la loi sur le handicap était soi-disant une priorité, les fermetures de Classes Locales d’Intégration Scolaire, le manque cruel d’Auxiliaires de Vie Scolaire pour les enfants handicapés, la remise en cause des pratiques en atelier pour les élèves des Sections d’Enseignement Général et Professionnel Adapté nous interpellent, de même que la multiplication des sociétés privées de soutien scolaire pour pallier aux graves déficits de l’éducation.
Cette situation n’est que le résultat d’attaques répétées contre le service public de l’éducation nationale. Le gouvernement à affaibli ce service public alors qu’il devrait en être la priorité, et les polémiques engagées par Mr le Ministre de Robien et d’autres encore sur le temps de travail des enseignants ne vont rien régler bien au contraire, puisque le résultat serait de supprimer encore des postes d’enseignants !
La FCPE du Finistère dénonce cette politique irresponsable avec pour seule vue l’intérêt financier. Alors que le gouvernement a prévu de sanctionner les familles qui ne scolariseraient pas régulièrement leurs enfants, il organise dans le même temps un absentéisme de masse. Dans certaines communes les parents sont incités à ne pas mettre leurs enfants à l’école ; qui indemnisera les familles qui sont obligées de se payer les services de garderie ?
Nous appelons tous les parents à se mobiliser dès les premières difficultés, et à nous tenir informés des situations de leurs écoles.
La situation doit rapidement revenir à la normale, sinon l’Etat devra reconnaître la situation de nos écoles comme catastrophe programmée